Mardi 11 août 2009, ou date plus communément connue au sein du MOATSE (abbréviation branchée du Mayor's Office of... je vous laisse deviner la suite) comme LA soirée importante de la série estivale de concerts sur le front de mer (ou d'océan), j'ai nommé les Trois Ténors de la compagnie lyrique "Opera Boston". Jusque-là, rien d'exceptionnel me direz-vous, une journée banale dans la saison estivale chargée d'un département spécialisé dans l'organisation de tels évènements. Sauf que...
Le présentateur habituel est en vacances et il faut quelqu'un pour présenter la soirée, tout en glissant au passage les mots "Monsieur le maire Machin" et "nos sponsors truc-muche". Et qui s'y colle ? C'est Bibi, ou Aurélie, plus communément connue aux Etats-Unis sous des appellations bizarres voire abusives: Orally, Orly, Looorly, AuRRRRRRélie (pardon pour les postillons), ou plus récemment "Guiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiillotte". Juré craché. Ah oui, mon prénom est imprononçable pour les anglophones.
Donc je suis désignée volontaire pour présenter le concert, ce que j'accepte avec plaisir, il faut bien le dire. Je prépare donc mon petit discours, le répète devant les membres du département bien contents d'avoir une excuse pour quitter msn et ne plus travailler. Tout est écrit, calibré, ordonné, répété. Sauf que...
La météo fait des siennes et aujourd'hui au menu, nous avons purée de pois telle qu'on n'y voit rien à 30 mètres et que les gratte-ciel ont miraculeusement disparu, humidité digne d'une forêt tropicale, brise océanne dynamique et bien sûr, aucun gilet à l'horizon parce qu'il faisait 35°C à l'ombre au cours de la demi-heure précédente. De plus, le concert commence en retard car le piano électrique a été oublié par la compagnie chargée de livrer le matériel (si si).
Bref, tadadaaaaaa et roulement de tambour, je monte finalement sur scène et choisis un micro : pas celui de droite car le chanteur fait 2m de haut et pas celui du milieu parce que se mettre accroupi n'est pas super élégant quand on porte une jupe. Me voilà face au public, mon petit papier à la main. En anglais, je ne prends pas de risque. Sauf que...
Quand je commence à parler, mon accent français qui résonne dans le parc me donne envie de me coller des baffes : apparemment, le stress le fait ressortir. J'avais remarqué, merci. Du coup, ça me déstabilise et je ne sais plus où j'en suis dans mon topo. Pas grave, je mentionne tout le monde et je sors de scène, pensant en avoir fini avec mon quart d'heure de gloire à parler au nom de la mairie de Boston. Sauf que...
Quand je rejoins mon maître de stage et d'autres employés, tout le monde est content du petit discours et c'est décidé, je présenterai le spectacle mardi prochain !
Bilan : 443 mots pour dire que j'ai présenté un concert au nom de la mairie de Boston et que je vais le refaire bientôt. Et une préoccupation majeure : l'humidité bostonienne donne à mes cheveux une allure démente ! Digne de Monica dans Friends.
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