vendredi 6 mai 2011

Une campagne de financement pas comme les autres


Ces dernières semaines, une campagne de financement se démarque de toutes celles qui nous entourent, à savoir celle de l'Eglise Catholique de Montréal. Même si je ne me sens pas concernée par le sujet de ladite campagne, je suis forcée d'admirer la qualité de l'équipe marketing qui entoure le clergé !
Sur le modèle des réseaux sociaux, les gens ne sont pas simplement sollicités pour donner de l'argent mais pour "Aimer" le porteur du message. Le design est clairement celui de Facebook (pour les personnes qui n'y sont pas inscrits) et visent à fédérer plus qu'à solliciter.


En anglais et en français, évidemment. Pour éviter le plagiat, vous noterez que ces stratèges de la communication ont changé le "J'aime" en "Aimer" et le "Like" en "Love".

Mais le génie de cette campagne réside dans l'affiche ci-dessous :


Pourquoi ? En cette période d'élections (aux résultats aberrants), il se trouve que le pont Champlain est devenu un enjeu politique majeur. Il s'agit d'un des ponts les plus fréquentés reliant l'île de Montréal à "la terre ferme", et dont la structure est vraiment dégradée voire dangereuse. Et plus clairement : j'ai vu avec quoi il tenait et on peut ressortir la chanson d'Yves Duteil : "le petit pont de bois, qui ne tenait plus guère, que par un grand mystère et deux piquets tout droits". Bon en guise de piquets, ce sont des leviers et la structure est en métal, mais l'idée générale est là.
Donc les différents partis politiques en ont fait un élément de campagne majeur afin de fédérer le vote des Québécois (et au vu des résultats, c'est autre chose qui s'est effondré).

Le lien avec ce panneau publicitaire ? Ledit panneau était très judicieusement placé juste à l'entrée du pont, à l'endroit le plus visible pour les automobilistes...

Qui a dit que le clergé ne savait pas s'amuser ?

Plus d'informations ici.

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